jeudi 9 mars 2017

Elections législatives 2017 pour « Une République exemplaire »

Alors que l’on nous prédit un scénario tout tracé pour la 3ème circonscription à retomber dans l’escarcelle des Républicains après avoir été reprise par l’ancien député socialiste élu pour la première fois en 1981, et donc reélu en 2012, je ne me résous pas à ce mouvement d’essuie-glace qu’on veut nous infliger une fois de plus. Je suis disponible et prêt à être député de la 3ème circonscription de la Sarthe.

Représentant de la Société civile

Je n’ai jamais été militant dans les partis politiques. J’ai été élu maire sans étiquette, et j’ai conservé l’intégralité de mon activité professionnelle d’enseignant de la faculté de droit. C’est cette activité auprès des jeunes qui m’a appris à rester proche des préoccupations de mon département. Je vois des jeunes en mal d’orientations, manquant de culture politique, qui s’abstiennent, sont tentés par la radicalité. Ils sont désabusés par la droite et la gauche classiques, et se réfugient dans les extrêmes. Le phénomène gagne les campagnes. Face aux problèmes, je préfère être acteur que spectateur. Sans être politiquement engagé jusqu’à maintenant, je fais souvent savoir lorsque mes valeurs sont heurtées. Je vois une France divisée alors que je crois en l’Union, je vois l’Europe excessivement dénigrée, je vois la laïcité en péril. Je crois en la modération, au volontarisme, en matière d’environnement etc. Nous pouvons redresser le pays si nous prenons le meilleur de la droite et de la gauche.

Les hommes politiques sont souvent formatés par les partis, ils manquent de créativité, de souplesse ou de réactivité, ils n’ont pas le pragmatisme qui s’impose.
Je n’ai été formaté par personne, je n’ai pas été un collaborateur que l’on récompense par une investiture pour avoir été serviable.
 
Les législatives, c’est une élection à laquelle on peut se présenter sans être poussé par un parti politique, sans rien devoir à personne. Mais cela n’interdit pas de se retrouver dans un courant pour former une majorité, car il y a beaucoup de français, je le crois, qui pensent comme moi.

Partisan de la lutte anti-corruption et pour la morale en politique

Selon moi, les nouveaux députés devront se consacrer entièrement à renouer le lien avec le peuple, à discuter des meilleures lois, ils devront s’attacher à la qualité plutôt qu’à la quantité des normes. Cela veut dire qu’ils ne devront pas être des godillots qui votent bêtement, ils devront savoir enrichir les textes qu’on leur propose, participer activement aux commissions parlementaires.
Je me propose de soutenir le Président qui changera la façon de faire de la politique et qui conduira la réforme des institutions dans le sens d’une plus grande transparence et d’une réelle abolition des privilèges.

Même les conservateurs reconnaissent que les pratiques anciennes ne sont plus acceptables. Et bien chiche ! Si le prochain Président veut que le système change, qu’il s’engage à s’appuyer sur des parlementaires qui ne sont qu’au service de l’intérêt général et non de leurs propres intérêts cumulés !  Fin de tout cumul de mandat et limitation dans le temps du renouvellement, cela rendra possible la compatibilité avec une activité professionnelle, et nous aurons des élus qui sont insérés dans la vie quotidienne, pas comme ceux qui ont fait de la politique leur seule vie professionnelle.
Comme candidat, je souscrirai à la démarche d’Anticor qui a proposé une charte aux candidats à la Présidentielle.
•Instaurer comme condition d’éligibilité à toutes les élections l’absence de condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ;
•Renforcer le non-cumul des mandats et des fonctions tout en limitant leur renouvellement ;
•Supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui leur permet de ne pas être poursuivis pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions) ;
•Supprimer les moyens exorbitants actuellement accordés aux anciens présidents de la République ainsi que leur droit de siéger à vie au Conseil constitutionnel ;
•Supprimer la Cour de justice de la République et mettre ainsi un terme au privilège de juridiction dont bénéficient les membres du Gouvernement ;
•Supprimer la réserve parlementaire, outil du clientélisme ;
•Encadrer plus strictement l’action des lobbyistes en commençant par interdire leur présence au Parlement et prohiber toute remise de cadeaux aux élus ;
•Supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs et permettre à ces derniers  de poursuivre les fraudeurs fiscaux sans avoir à obtenir l'autorisation préalable du ministre des Finances ;
•Donner à la Cour de discipline budgétaire et financière le pouvoir de sanctionner les membres du Gouvernement et les élus locaux ;
•Systématiser la publication en données ouvertes (open data) des informations et documents détenus par les autorités publiques.

Vrai centriste soutien pour un mouvement central


La France est en voie de déclassement à cause de la lourdeur de ses systèmes. C’est en partie la classe politique qui lui fait perdre du temps, la gauche et la droite font et défont, alors que d’autres pays se réforment très vite, s’adaptent au changement plus vite (climat, mondialisation, technologies).
Dans la circonscription ou se présente un chef de file régional du FN, cela prend du sens, qu’un sarthois de souche, militant anti-corruption, propose une autre manière de dépasser le clivage gauche droite.

Extrait d’un ARTICLE de Jean-Michel Leost : Être « NI Droite Ni Gauche »  implique la réforme des institutions
« Ni droite ni gauche » : ceux qui prennent à leur compte cette formule sont, pour la gauche, forcément de droite. En fait, la question est beaucoup plus complexe.
Qu’on en juge par ces quelques exemples. Le général de Gaulle affichait un grand mépris du régime des partis, ambitionnant de rassembler au-delà des étiquettes. On distinguait, à l’époque, les gaullistes de droite et les gaullistes de gauche. Mais où se situait de Gaulle lui-même, qui avait des liens avec le comte de Paris et déclarait, dans ses Mémoires de guerre, avoir voulu « doter l’État d’institutions qui lui rendent, sous une forme appropriée aux temps modernes, la stabilité et la continuité dont il est privé depuis cent soixante-neuf ans » ? Difficile de faire le tri entre ses intentions véritables et le mythe qu’il s’est créé.
Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre, préconisait une « nouvelle société » : il voulait séduire jusqu’aux rangs de la gauche.
La formule « ni droite ni gauche », quand elle n’est pas opportuniste, se veut un remède à l’immense crise de la politique et de la représentation nationale. Crise qui ne pourra se résoudre que par un profond remaniement des institutions. L’instauration de la proportionnelle, promesse non tenue de François Hollande, pourrait être un premier pas pour sortir la politique de ses ornières. D’autres mesures favoriseraient une réelle démocratie participative, qui rapprocherait le peuple de ses gouvernants.
Mais, au-delà de ces réformes structurelles, pour redonner à la politique un souffle de renouveau, il faudrait mettre en honneur des valeurs que pourraient partager une grande majorité des Français. Elles s’appellent indépendance, souveraineté, humanisme, respect et transmission de notre patrimoine, rayonnement culturel, refus de la démagogie – cette perversion de la démocratie… Elles ne sont ni de droite ni de gauche : elles sont tout simplement françaises et peuvent prétendre légitimement à l’universalité. Est-ce une utopie ? Eh bien, si c’est le cas, celui qui aspire à gouverner doit être, selon le mot de Victor Hugo, « l’homme des utopies » !

La moralisation de la vie politique avec la mise en place de nouveaux contrepouvoirs et l’Education à la vertu doivent être deux grandes priorités du quinquennat. Elu, je soutiendrai la majorité qui proposera des lois dans ce sens.

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